Je rentrais chez moi, seule. Ma mère, mon père et ma soeur jumelle étaient déjà à la maison.
J'étais partie chez une amie qui habitait à proximité. Je m'avançais à grande foulée.
Ils m'attendaient pour manger, ça tombait bien, j'avais très faim.
J'étais arrivée devant chez moi. J'allais entrer quand un ami sur le trottoir d'en face m'interpella.
Je partis lui dire bonjour.
Alors à droite, une explosion retentit.
Une vague d'air et de débris s'abattis dans toute la rue.
Les maisons étaient intactes, sauf une, celle d'où provenait l'explosion...la mienne.
Les maisons alentour touchées sur leurs façades, la mienne en miette.
Cétait comme-ci le temps tournait au ralenti. Je voyais les détritus et autres déchets voler calmement dans l'espace qui jadis avait composé ma pitoyable existence. Je ne réalisais pas ce qui m'arrivais.
Je regardai devant moi.
Mon ami écarquilla lentement ses yeux, la bouche grande ouverte et bascula légèrement en arrière pour tomber au sol. Dix minutes plus tard, il atterit doucement sur le trottoir.
Pourquoi ma maison ?
Pourquoi ce temps était-il aussi long ?
Pourquoi moi ?
Je réalisai ce qui venait de se passer qu'après avoir vu le bracelet préféré de ma soeur, à moité carbonisé, flotté devant mes yeux.
Alors que jusque-là je n'avais pas eu d'expression, mes yeux se remplirent de larmes. Je compris alors que j'étais partie avec eux.
Ma vie n'était plus.
Je fus propulsée en arrière, j'eue juste le temps de prendre le bracelet de ma soeur.
Une force surhumaine m'emmena avec une rapidité tel qu'elle était presque imperspectible.
Elle m'attrapa par derrière. Le bras sur mon cou, elle m'attira vers une petite ruelle sombre et malodorante.
La dernière image que je vis était une porte qui s'entrouvait délicatement et la respiration très lente de mon ami inconscient au sol. Il était vivant. Le temps se remit en route. Puis tout fut plus sombre.
Je m'étonnais de cette ruelle, je ne l'avais jamais vu avant.
Le bras sous ma gorge, je savais que cette personne était un homme.
Une telle force ne pouvait être une femme.
Je luttai pour ne pas m'évanouir et pour ne pas mourir.
Comment ma vie avait-elle pu ressembler en si peu de temps aux enfers ?
Je suffoquai, l'air me manquait. Pourtant il semblait ne rien remarquer et continuait de courir.
Je plantai mes ongles dans sa chair afin de me dégager, en vain.
Il s'arrêta enfin dans une pièce, qui devait être un ancien entrepôt et me déposa.
Il m'attacha les pieds ensemble et les mains derrière le dos.
Pendant que je reprenais mon souffle à grandes bouffées d'air, il prit une chaise et s'assied en face de moi dans l'ombre.
Je n'avais pas vu son visage et ne le voyais toujours pas, pourtant je savais qu'il m'observait.
Tant pis, il fallait tenter le tout pour le tout.
Ce que j'allai faire était idiot, mais je n'avais qu'un mot en tête : Fuir.
Je me contorsionnai pour passer mes mains devant moi.
Le plus dur était sans doute le passage de mon postérieur.
Néanmoins je ne me décourageai pas.
Je passai mes mains en bas de mon dos et gesticulai de gauche à droite pour faire passer mes bras.
Ayant bien attaché mes poignets, la ficelle me lacerai la peau, elle me brûlait, me rongeai.
Je souffrai mais continuai. Je devais m'enfuir. Avec un ultime effort surhumain, je poussai mes bras vers l'avant.
J'arrachai un gémissement qui, sans volonté aurait été un hurlement déchirant.
Je sentais à présent sur mes poignets, un liquide chaud dégouliné sur mes doigts.
Une faible odeur métallique me taquinait les narines.
Le plus dur était passé et bientôt, je réussis à placer mes mains devant moi.
J'essayai de détacher le noeud de mes pieds.
" - Ca ne sert à rien. "
Je fus impressionnée d'entendre sa voix. Elle était grave et douce, presque rassurante.
Je continai néanmoins ma tentative d'évasion.
" - Si par miracle tu arrives à te détacher et à courir, je te rattraperai. "
Je m'arrêtai. Il n'avait pas tord. Son visage était caché, seul ses yeux se distingeaient dans la pénombre, ils étaient verts émeuraude.
Pour toute réponse, je le grattifiai d'un regard froid et meurtrier.
Je ne l'aimais pas, parce qu'il m'avait enlevé, qu'il avait peut être brûlé ma famille, mais surtout pour une chose :
il avait désespérément raison...
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Voilà premier chapitre terminé !! Super non ? Lool
Comment vous avez trouvé ? J'aimerai des critiques constructives please.
Et merci de me prévenir si vous voyez des fautes d'orthographes ou des fautes de frappe.
Au revoir les jeunes !!
" - Au revoir la vieille !! "
-__-"
Vous vous entendez tous les deux quand c'est pour faire chier le monde hein ?
Allez à bientôt !